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Cinéma

Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre, Robert De Niro revient sur cette journée

Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre, Robert De Niro revient sur cette journée

À l’occasion du vingt-cinquième anniversaire du Festival Tribeca, l’acteur et Jane Rosenthal évoquent la création du festival, les réactions face aux événements et leurs positions sur la vie politique américaine actuelle.

Robert De Niro face aux attentats du 11 septembre 2001

Robert De Niro se trouvait à New York le 11 septembre 2001. Il rentrait d’une réunion à Midtown lorsqu’il a reçu un appel de son fils lui annonçant qu’un avion avait percuté les tours jumelles. Quelques minutes plus tard, une seconde collision était confirmée. Depuis son bureau, situé neuf blocs au nord des tours, l’acteur a assisté à l’incendie puis à l’effondrement des bâtiments. « Je ne pouvais pas croire ce que je voyais. J’ai dû allumer CNN pour le confirmer », a-t-il déclaré. Dans ces instants, une pensée revenait sans cesse : « Nous sommes au milieu d’une apocalypse ». Cette phrase résume l’état d’esprit dominant à New York dans les heures qui ont suivi les attaques. Le choc a marqué durablement la ville et les habitants, qui ont vu le centre de Manhattan paralysé pendant des mois. Le souvenir de ces images reste vif pour De Niro, qui les a observées directement depuis son fenêtre avant de chercher confirmation à la télévision. La répétition de cette journée dans les commémorations annuelles montre combien l’événement continue de structurer la mémoire collective new-yorkaise.

La création du Festival Tribeca pour relancer le quartier

Dans les mois suivants, Robert De Niro, Jane Rosenthal et Craig Hatkoff ont lancé le Festival Tribeca. L’objectif était de ramener du public et de la vie dans le bas de Manhattan, alors perçu comme figé et déserté. « New York semblait bloquée. Le centre paraissait mort. Tout ce que nous pouvions faire était d’essayer de le changer », explique l’acteur. Le festival célèbre aujourd’hui ses vingt-cinq ans avec le documentaire « Tribeca 25 » réalisé par Matt Tyrnauer. Cette initiative a permis de redonner une dynamique culturelle au quartier, en proposant des projections et des rencontres qui ont progressivement attiré les habitants et les visiteurs. La décision de créer un événement artistique est née directement du constat d’immobilisme observé après les attentats. Jane Rosenthal a joué un rôle central dans l’organisation, aux côtés de De Niro et de son ancien mari. Vingt-cinq ans plus tard, le festival reste un symbole de résilience et de renaissance pour le sud de Manhattan, avec une édition spéciale marquée par la sortie du documentaire qui retrace cette histoire.

Position de Robert De Niro sur le maire Zohran Mamdani

Interrogé sur la présence du maire de New York Zohran Mamdani lors de la cérémonie commémorative du 11 septembre, Robert De Niro s’est prononcé en faveur de sa participation. « Je ne vois pas pourquoi il ne viendrait pas. C’est le maire. Je ne l’ai pas entendu dire ou faire quelque chose qui l’exclurait. Peut-être suis-je naïf, mais il faut donner une chance à la personne. Il ne fait pas partie de ce qui s’est passé », a-t-il affirmé. Il a ajouté comprendre la douleur des familles des victimes tout en maintenant sa position : le maire doit être présent et peut servir de « pont » pour unir la ville. Jane Rosenthal a souligné que Mamdani pourrait utiliser l’occasion pour rassembler les New-Yorkais. Les critiques contre sa présence proviennent notamment de Rudy Giuliani, George Pataki, Thomas Von Essen et de certaines familles de victimes, qui évoquent des contacts du maire avec des personnes accusées d’avoir minimisé la tragédie. De Niro maintient néanmoins que rien dans les propos ou les actes de Mamdani ne justifie son exclusion de la cérémonie.

Critiques adressées à Donald Trump et Elon Musk

La discussion a ensuite porté sur Donald Trump. Robert De Niro a répété avec fermeté : « Il faut l’arrêter. C’est absurde ». Il a insisté sur la nécessité de protéger le processus électoral : « C’est fou d’en être arrivés là, mais c’est là que nous sommes. Nous devons protéger nos élections ». Concernant Elon Musk, l’acteur s’est montré encore plus direct : « C’est un monstre. Je ne sais pas comment le dire autrement ». Il a étendu sa critique aux dirigeants technologiques qui, selon lui, étaient censés aider la société et ont finalement causé des dommages. Ces déclarations s’inscrivent dans une série de prises de position répétées de De Niro contre Trump au fil des années. La mention du documentaire d’Alex Gibney sur Musk a servi de point de départ à ces remarques. L’acteur lie ces critiques à une déception plus large envers les figures du pouvoir qui, à ses yeux, ont trahi les attentes initiales placées en elles.

Les réserves de Robert De Niro sur l’intelligence artificielle

Robert De Niro a exprimé des inquiétudes concernant l’usage de l’intelligence artificielle, notamment lorsque l’image d’une personne est utilisée sans son consentement. Il participe à l’initiative The Vault de la CAA, qui vise à donner aux artistes un plus grand contrôle sur leur représentation numérique. « Maintenant, j’ai le contrôle de mon image. Il faut mon consentement », a-t-il expliqué. L’acteur n’est pas opposé à la technologie lorsqu’elle est utilisée avec autorisation, mais il condamne les usages qui attribuent à une personne des propos ou des actes qu’elle n’a pas tenus. Il craint particulièrement les manipulations qui pourraient lui faire dire des choses qu’il n’a jamais prononcées. Cette position s’inscrit dans un débat plus large sur les droits des artistes face aux outils numériques émergents. De Niro souligne que la participation volontaire des créateurs est la seule condition acceptable pour l’emploi de leur image ou de leur voix.

Foire aux questions

Robert De Niro était-il à New York le 11 septembre 2001 ?

Oui. L’acteur se trouvait dans la ville et a observé depuis son bureau l’effondrement des tours jumelles.

Pourquoi le Festival Tribeca a-t-il été créé ?

Le festival a été lancé pour ramener du public et de la vie dans le bas de Manhattan après les attentats.

Que pense Robert De Niro de la présence du maire Mamdani à la cérémonie ?

Il estime que le maire doit y participer car il n’a pas été impliqué dans les événements de 2001 et peut contribuer à unir la ville.

Quelles critiques Robert De Niro formule-t-il contre Trump ?

Il appelle à l’arrêter et insiste sur la protection des élections.

Que dit-il d’Elon Musk ?

Il le qualifie de « monstre » et critique les dirigeants technologiques.

Quelle est sa position sur l’intelligence artificielle ?

Il réclame le consentement des artistes pour l’usage de leur image et participe à une initiative de protection.