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Politique

KKE : Marinakis en éclaireur révèle le sens réel des promesses de Mitsotakis à la DETH

KKE : Marinakis en éclaireur révèle le sens réel des promesses de Mitsotakis à la DETH

Le porte-parole du gouvernement grec a présenté ses propos sur l’allocation chômage comme des opinions personnelles. Le KKE y voit au contraire une confirmation directe de la ligne suivie par la Nouvelle Démocratie après les annonces de Kyriakos Mitsotakis à la DETH de Thessalonique.

Les déclarations de Marinakis et la réaction du KKE

Le porte-parole du gouvernement, Pavlos Marinakis, a affirmé que ses commentaires sur l’allocation chômage n’étaient que des vues personnelles. Le Parti communiste de Grèce considère cette précision comme dérisoire. Pour le KKE, ces propos confirment la volonté de la majorité de rendre l’allocation dégressive afin d’inciter les chômeurs à accepter n’importe quel emploi. Le KKE qualifie la position de Marinakis d’expression cynique de la politique antilaborale de la Nouvelle Démocratie qui n’hésite pas à servir la rentabilité patronale. Le parti souligne que Marinakis agit en rôle de lague et révèle ce que la majorité entend réellement mettre en œuvre pendant la prochaine législature. Selon le KKE, les déclarations montrent que les promesses entendues à la DETH ne visent pas à faire bénéficier les travailleurs de la croissance mais à maintenir une politique favorable aux grandes entreprises.

Les changements déjà adoptés sur l’allocation chômage

Le KKE rappelle que le gouvernement a déjà fait voter des modifications qui rendent l’allocation chômage décroissante. Ces règles exercent une pression sur les demandeurs d’emploi pour qu’ils acceptent des postes souvent précaires. Le parti estime que ces mesures transforment l’allocation, financée par les cotisations salariales, en un outil au service des employeurs. Le KKE souligne que cette orientation est déjà mise en œuvre et ne relève pas de simples opinions individuelles. Les changements adoptés visent à rendre l’allocation de plus en plus réduite au fil du temps, créant ainsi un mécanisme de contrainte pour les chômeurs. Le parti considère que cette logique est déjà effective et que les assurances données par Marinakis ne correspondent pas à la réalité des textes votés.

Les promesses de la DETH vues par le KKE

Durant la Foire internationale de Thessalonique, Kyriakos Mitsotakis avait évoqué une répartition plus large des bénéfices de la croissance. Le KKE juge ces engagements vides. Selon le parti, les déclarations de Marinakis montrent que la majorité entend poursuivre une politique favorable aux grandes entreprises pendant la prochaine législature. Le KKE considère que Marinakis agit en éclaireur et révèle le contenu réel des engagements pris à la DETH. Le parti estime que les promesses entendues pendant la foire ne changeront rien à la ligne suivie et que les travailleurs ne verront pas leur situation s’améliorer grâce à ces annonces. Le KKE rappelle que la croissance capitaliste bénéficie déjà aux employeurs et que les déclarations gouvernementales ne modifient pas cette réalité.

Le financement de l’allocation et son usage politique

Le KKE souligne que les cotisations versées chaque mois par les salariés constituent le financement de l’allocation chômage. Le parti refuse que ces fonds soient utilisés pour soutenir la rentabilité des grandes entreprises. Il considère que le gouvernement et son parti n’ont pas le droit de disposer de ces ressources comme d’un don politique. Le KKE rappelle que ces cotisations appartiennent aux travailleurs et non au parti au pouvoir. Le parti insiste sur le fait que les salariés paient ces contributions à partir de leur salaire et que ces sommes ne peuvent être détournées au profit des grands employeurs que le gouvernement représente politiquement.

La dimension européenne de la réforme

Le KKE rappelle que la transformation de l’allocation chômage en subvention aux employeurs correspond à une orientation ancienne de l’Union européenne. Plusieurs gouvernements grecs successifs ont suivi cette direction. Le parti estime que la majorité actuelle s’inscrit dans cette continuité et que cette ligne ne passera pas. Le KKE considère que cette politique européenne vise à convertir l’allocation en aide directe aux entreprises et que la Grèce applique déjà cette logique. Le parti annonce qu’il continuera à s’opposer à ces mesures qui nuisent aux intérêts des travailleurs.

Foire aux questions

Que reproche exactement le KKE à Marinakis ?

Le KKE estime que les propos du porte-parole dévoilent la véritable politique du gouvernement sur l’allocation chômage et confirment une orientation anti-travailleurs.

L’allocation chômage a-t-elle déjà été modifiée ?

Oui, le gouvernement a adopté des règles rendant l’allocation dégressive, ce que le KKE présente comme une pression sur les chômeurs.

Les cotisations des salariés peuvent-elles servir à d’autres fins ?

Le KKE affirme que ces cotisations appartiennent aux travailleurs et ne doivent pas être utilisées pour soutenir les grandes entreprises.

Quelle est la position du KKE sur les promesses de Mitsotakis à la DETH ?

Le parti les considère comme des engagements sans contenu réel, destinés à masquer la poursuite d’une politique favorable au patronat.

La réforme s’inscrit-elle dans un cadre européen ?

Le KKE rappelle que l’orientation de transformer l’allocation en aide aux employeurs est une ligne suivie par l’Union européenne depuis plusieurs années.