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Économie

Fed : première hausse des taux depuis 2023

Fed : première hausse des taux depuis 2023

La Réserve fédérale a décidé le 16 septembre 2026 d’augmenter son taux directeur de 25 points de base, portant la fourchette cible des fed funds à 3,75-4 %. La décision unanime du FOMC intervient sous la présidence de Kevin Walsh et vise à ramener l’inflation vers 2 %. Les projections actualisées prévoient une nouvelle hausse d’ici fin 2026 et un retour à l’objectif d’inflation seulement en 2029.

Pourquoi la Fed a-t-elle relevé ses taux en septembre 2026 ?

Le Comité fédéral de l’open market a voté à l’unanimité (12-0) l’augmentation de 25 points de base du taux des fed funds. Cette première hausse depuis 2023 porte la fourchette cible à 3,75-4 %. Selon la déclaration officielle, l’activité économique progresse à un rythme stable, la consommation intérieure reste résiliente et la productivité augmente fortement. L’inflation, en revanche, demeure élevée et la mesure vise à accélérer le retour vers l’objectif de 2 %. La décision a été prise malgré la pression politique du président Trump et les appels à ne pas relever les taux. La Wall Street avait anticipé cette hausse avec une probabilité supérieure à 90 %, un niveau de certitude rarement démenti. La déclaration précise que l’augmentation des emplois suit celle de la population active et que le taux de chômage a peu varié. Les investissements en capital sont dynamiques. La politique de maintien d’abondantes réserves bancaires se poursuit. La mesure soutient la double mission de la Fed tout en contribuant à ramener l’inflation à 2 % plus rapidement. La déclaration souligne également que l’incertitude reste élevée en raison des évolutions géopolitiques, mais que la consommation intérieure a fait preuve de résilience et que les investissements de capitaux sont dynamiques. Aucune nouvelle information n’est fournie sur l’ampleur exacte du choc géopolitique ni sur sa durée probable.

Quelles sont les nouvelles projections économiques du FOMC ?

Les prévisions mises à jour indiquent que 16 des 18 participants anticipent au moins une hausse supplémentaire d’ici la fin de 2026. Quatre membres envisagent même deux relèvements supplémentaires. Le taux directeur devrait ainsi atteindre 4-4,25 % à la fin de 2026 et se maintenir à ce niveau fin 2027. Aucune nouvelle hausse n’est prévue pour 2028 et 2029 ; au contraire, une baisse est attendue en 2028 et au moins une autre en 2029. Les projections d’inflation ont été légèrement révisées à la hausse : l’indice des dépenses de consommation personnelle devrait atteindre 3,7 % en 2026 et l’indice sous-jacent 3,4 %. Le retour à 2 % n’est désormais attendu qu’en 2029. Deux participants estiment que le FOMC pourrait s’arrêter après cette première hausse. Le dot plot montre que la majorité des responsables de politique monétaire ouvrent la voie à un resserrement plus durable, avec une trajectoire qui reste inchangée après 2027. Les projections révisées intègrent une hausse de 0,1 point par rapport aux estimations de juin pour les deux mesures d’inflation. Le président Kevin Walsh n’a pas fourni d’estimation personnelle dans le dot plot. Les prévisions ne précisent pas les conditions qui pourraient justifier les baisses attendues en 2028 et 2029.

Comment les marchés ont-ils réagi à la décision ?

Les rendements des bons du Trésor américain à deux ans ont légèrement augmenté. L’indice S&P 500 a progressé de 0,4 % et le Nasdaq de 0,8 % dans les minutes suivant l’annonce. Le Dow Jones est resté proche de l’équilibre. Le rendement du 10 ans a reculé de près de 5 points de base à 4,947 %. Le dollar s’est apprécié de 0,3 % face à un panier de devises majeures. Karl Schamotta, chef de la stratégie de marché chez Corpay, a qualifié la décision de « décisive » et a déclaré qu’elle contribuerait à restaurer la confiance dans l’engagement de la Fed contre l’inflation et à lever un frein important sur la trajectoire du dollar. La hausse des rendements à deux ans reflète la surprise liée à l’intégration d’une nouvelle hausse dans la médiane des projections. Les marchés actions sont restés positifs malgré le resserrement annoncé. Aucune indication n’est donnée sur la réaction des marchés obligataires au-delà des premiers mouvements observés le jour même.

Quelle a été la réaction du gouvernement américain ?

La Maison-Blanche a exprimé sa déception. Le porte-parole Kush Desai a rappelé l’opposition du président Trump à toute nouvelle hausse et a estimé que l’inflation résultait principalement du choc d’offre énergétique lié au conflit au Moyen-Orient. Il a averti que la politique de resserrement risquait de freiner la croissance et d’alourdir le coût des crédits immobiliers pour les ménages. Selon Desai, le président avait été « absolument clair » sur la trajectoire souhaitée des taux et la décision n’était pas soutenue par un argument économique particulièrement solide du côté du gouvernement. Il a souligné que cette hausse pourrait stopper les progrès réalisés par les États-Unis sous la présidence Trump et que le facteur géopolitique n’a aucun lien avec les taux d’intérêt. Le porte-parole n’a pas détaillé les mesures que l’administration pourrait envisager en réponse à la décision de la Fed.

FAQ : Fed hausse taux d'intérêt

Quelle est la nouvelle fourchette du taux des fed funds ?

La fourchette cible passe de 3,5-3,75 % à 3,75-4 % après la décision du 16 septembre 2026.

Combien de hausses supplémentaires sont attendues en 2026 ?

Seize des 18 participants du FOMC anticipent au moins une hausse additionnelle d’ici la fin de l’année.

Quand la Fed prévoit-elle d’atteindre son objectif d’inflation de 2 % ?

Les projections actuelles situent le retour à 2 % en 2029 pour l’indice général et l’indice sous-jacent.

Comment le dollar a-t-il réagi immédiatement après l’annonce ?

Le dollar américain a gagné 0,3 % face à un panier de devises majeures dans les minutes suivant la décision.

Le président Trump soutient-il cette hausse ?

Non. La Maison-Blanche a exprimé sa déception et rappelé l’opposition du président à toute nouvelle augmentation des taux.