L’exposition met en lumière la carrière d’une figure majeure de l’abstraction géométrique grecque à travers des œuvres, des documents personnels et des publications scientifiques.
Pourquoi cette exposition à la bibliothèque ESIEA ?
Le conseil d’administration du Fonds culturel de l’ESIEA a choisi d’accueillir une partie significative de l’œuvre d’Opy Zouni. L’exposition se tient du 17 septembre au 29 octobre 2026 dans la bibliothèque « Dimitris I. Pournaras » à Athènes. L’inauguration aura lieu le 17 septembre à 19 h 30 en présence de la ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Niki Kerameos. Selon la présidente de l’ESIEA, Maria Th. Antoniadou, l’événement met en lumière le parcours d’une femme qui fut une combattante. La secrétaire du Fonds culturel, Katerina Ch. Lymberopoulou, souligne la discipline et le dévouement avec lesquels l’artiste a servi son art tout au long de sa carrière. Maria Th. Antoniadou précise dans le catalogue que l’exposition éclaire la vie et le cheminement d’une femme combattante. Katerina Ch. Lymberopoulou ajoute que l’artiste a servi son art avec dévouement et une discipline sans égale, entretenant des relations de confiance profonde avec de nombreux journalistes culturels grecs et étrangers. Ces témoignages soulignent l’importance accordée par l’institution à la préservation et à la diffusion du patrimoine artistique de l’artiste.
Comment la commissaire a-t-elle conçu le parcours ?
Nikolena Kalaitzaki-Zouni, commissaire et historienne de l’art, présente la série comme un point culminant de la maturité formelle et conceptuelle d’Opy Zouni. Les œuvres appartiennent à la pratique des « pauses créatives » que l’artiste a initiée dès 1966. Ces retours périodiques à la forme de l’assemblage ne constituent pas une interruption mais un champ autonome de recherche. La commissaire indique que cette méthode permet de renégocier le rapport au modernisme européen tout en transformant le « moment de pause » en terrain d’expérimentation et de réflexion théorique. Nikolena Kalaitzaki-Zouni décrit cette série comme un jalon morphologique et conceptuel majeur dans la longue carrière de la créatrice. La méthodologie, qui remonte à 1966, n’est pas une simple pause mais un retour systématique et conscient à l’assemblage, transformant chaque intervalle en espace autonome de recherche, d’expérimentation et de quête théorique. Ce cadre méthodologique éclaire comment l’artiste a maintenu une continuité créative à travers des périodes de retour à des techniques antérieures.
Quels objets et documents sont exposés ?
Le public découvre 19 œuvres et objets personnels, sept livres scientifiques parus entre 2009 et 2025 chez les éditions Papasotiriou, Epikentro, Ropi, Kapos et I. Sideris. Ces ouvrages portent en couverture des travaux de l’artiste. Dix auteurs figurent parmi les contributeurs : Giorgos K. Gantzias, Petros Zounis, Aris Mavrommatis, Nondas Tsigkas, Marianna Psylla, Artemis Argyri, Avra Vazaiou, Marianna Kontolatou, Athina Simatou et Vasia Tsotsou. Figurent également 18 lettres issues des archives personnelles, le titre honorifique décerné par l’Académie d’Athènes le 28 décembre 2006, la série de timbres « Les ELTA honorent les musées d’art contemporain » de mai 2026 et les deux derniers textes publiés par l’artiste en septembre 2008. Le film « Opy Zouni : Comptabiliser la matière et la couleur d’un son » (2023) réalisé par Eva Stefani, Vivian Papageorgiou et Silas Michalakas est projeté en continu. Deux pièces de la collection personnelle retiennent l’attention : une œuvre de Lila Papoula accompagnée du texte « Une œuvre poétique » (septembre 2008) et une œuvre de César offerte à Opy Zouni en 1978. L’ensemble permet de croiser les œuvres avec des documents d’archives et des publications récentes.
Quelle est la place d’Opy Zouni dans l’art grec contemporain ?
Opy Zouni a représenté la Grèce au congrès international Symmetry 2000 à Stockholm. Elle y a conclu son intervention par ces mots : « On ne peut pas avancer indépendamment de ce qui se passe autour de soi. En fin de compte, le combat se mène avec soi-même pour une amélioration quotidienne. On lutte pour une œuvre fertile, exploratoire, authentique et vivante. L’Art est la vie elle-même. » Cette phrase résume la conviction qui traverse l’ensemble de sa production et explique le titre choisi pour l’exposition. Elle met en évidence l’engagement de l’artiste à lier création et existence quotidienne, positionnant son travail comme un dialogue constant avec le contexte social et artistique.
Quels textes accompagnent le catalogue ?
Le catalogue réunit des contributions de Maria Th. Antoniadou, Katerina Ch. Lymberopoulou et Nikolena Kalaitzaki-Zouni. Il contient également des extraits de textes de Bernard Fauchille, Yannis Bolis, Evgenia Alexaki, Pantelis Tsatsis, Evangelos Papoulias, Katerina Koskina, Dimitris Pavlopoulos et Takis Mavrotas. Ces textes offrent des perspectives multiples sur l’œuvre et la personnalité de l’artiste, enrichissant la lecture des pièces exposées.
FAQ : Exposition Opy Zouni à la bibliothèque ESIEA
Quand et où se tient l’exposition ?
L’exposition est visible du 17 septembre au 29 octobre 2026 à la bibliothèque ESIEA « Dimitris I. Pournaras », 20 rue de l’Académie, Athènes, 2e étage.
Qui inaugure l’exposition ?
L’inauguration a lieu le 17 septembre 2026 à 19 h 30 en présence de la ministre Niki Kerameos.
Combien d’œuvres sont présentées ?
Dix-neuf œuvres et objets personnels sont exposés, accompagnés de sept livres scientifiques et de documents d’archives.
Quel est le thème central de la série exposée ?
La série explore les « pauses créatives » et le retour à l’assemblage comme champ autonome de recherche depuis 1966.
Le catalogue est-il disponible ?
Un catalogue illustré contenant les textes des commissaires et des collaborateurs est publié à l’occasion de l’exposition.
