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L’agent de l’ICE Christian Castro plaide non coupable de fausses déclarations au FBI

L’agent de l’ICE Christian Castro plaide non coupable de fausses déclarations au FBI

L’agent de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) Christian Castro a plaidé non coupable, le 18 septembre 2026, des six chefs d’accusation fédéraux pour fausses déclarations au FBI concernant le tir non mortel d’un migrant vénézuélien de 24 ans à Minneapolis. Les procureurs soutiennent que les images vidéo contredisent sa version d’une agression par le blessé et un complice.

Contexte de l’incident et de l’opération Metro Surge

Le 14 janvier 2026, Christian Castro, alors agent de l’ICE, a tiré à travers la porte fermée d’une résidence de Minneapolis et a touché Julio César Sosa-Celis, 24 ans, à la jambe. Le tir s’est produit dans le cadre de l’opération fédérale Metro Surge, qui a déployé des centaines d’agents armés et masqués dans les villes du Minnesota pour accélérer les expulsions décidées par l’administration Trump. Castro, 52 ans, a été suspendu sans solde. Il est le premier agent fédéral mis en cause par le ministère de la Justice pour des faits commis pendant cette opération. Le tir visait un homme vénézuélien identifié comme chauffeur de livraison et s’est déroulé au moment où l’administration Trump intensifiait les campagnes d’expulsion.

Les procureurs fédéraux affirment que Castro a déclaré aux enquêteurs avoir été attaqué par Sosa-Celis et un autre homme armés d’un balai et d’une pelle à neige. Cette version a été reprise publiquement par l’ancienne secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem et d’autres responsables de l’administration Trump pour justifier le renforcement des mesures d’expulsion dans le Minnesota. L’opération Metro Surge a mobilisé des milliers d’agents dans plusieurs villes du Minnesota pendant l’hiver précédent, dans un contexte de campagnes d’expulsion massives.

Les charges fédérales et la comparution du 18 septembre

Devant le tribunal fédéral de Saint Paul, Castro a plaidé non coupable des six chefs de fausses déclarations matérielles. Chacune de ces infractions est passible de six ans de prison. Les procureurs affirment qu’il a menti aux enquêteurs en prétendant avoir été attaqué avec un balai et une pelle à neige avant de tirer. Le même jour, il a également répondu aux accusations portées au niveau de l’État par le parquet du comté de Hennepin : agression au deuxième degré avec une arme dangereuse et fausse déclaration de crime. Les audiences fédérales et étatiques interviennent après des mois de procédure d’extradition.

Les charges fédérales ont été portées après l’inculpation par un grand jury fédéral. Castro a plaidé non coupable devant le tribunal fédéral Warren E. Burger à Saint Paul. Les six chefs concernent des déclarations fausses de fait matériel faites aux enquêteurs du FBI. Chaque chef peut entraîner jusqu’à six années d’emprisonnement.

Le rôle du vidéo et le retrait des poursuites contre la victime

Les images de surveillance montrent que Castro se tenait debout et a tiré à courte distance à travers la porte d’entrée. La balle s’est logée dans le mur d’une chambre d’enfant. Les procureurs ont donc abandonné les poursuites contre Sosa-Celis et ont ouvert une enquête pénale contre l’agent. La procureure du comté de Hennepin, Mary Moriarty, a déclaré après l’audience : « M. Castro a inventé une histoire pour justifier le fait d’avoir tiré à travers la porte d’entrée d’une maison occupée par plusieurs personnes. » Les vidéos ont également conduit le ministère de la Justice à cesser toute poursuite contre la victime et à orienter l’enquête vers l’agent lui-même.

La procureure Moriarty a précisé que la balle avait pénétré dans le mur d’une chambre d’enfant, soulignant le danger pour les occupants. Les vidéos ont forcé le ministère de la Justice à retirer les accusations contre Sosa-Celis et à ouvrir une enquête criminelle contre Castro. La version initiale de l’agent, reprise par des responsables fédéraux, a été contredite par les enregistrements.

Procédure d’extradition et parcours judiciaire

Les charges d’État ont été déposées en mai 2026. Castro, qui réside au Texas, a passé 90 jours en détention dans une prison texane après que le gouverneur Greg Abbott a refusé de signer les documents d’extradition demandés par le gouverneur du Minnesota, Tim Walz. Libéré début septembre, il a été de nouveau arrêté après l’inculpation fédérale et a conduit lui-même de Houston à Minneapolis pour se rendre. Il a passé une nuit dans la prison du comté de Hennepin avant d’être libéré sous caution.

La bataille d’extradition a duré plusieurs mois. Castro a été détenu 90 jours au Texas avant d’être transféré. Après sa libération sous caution début septembre, un grand jury fédéral a rendu un acte d’accusation, entraînant une nouvelle arrestation. Il a parcouru lui-même la distance entre le Texas et Minneapolis pour comparaître.

FAQ : questions fréquentes

Qui est Christian Castro ?

Christian Castro, 52 ans, est un agent de l’ICE mis en disponibilité sans solde. Il est accusé d’avoir menti au FBI sur les circonstances du tir du 14 janvier 2026.

Que s’est-il passé le 14 janvier 2026 à Minneapolis ?

Dans le cadre de l’opération Metro Surge, Castro a tiré à travers la porte fermée d’une maison et blessé Julio César Sosa-Celis à la jambe. La version de l’agent a été contredite par les images vidéo.

Quelles sont les accusations fédérales ?

Six chefs de fausses déclarations matérielles, passibles de six ans de prison chacun. Castro a plaidé non coupable le 18 septembre 2026.

Quelles sont les accusations au niveau de l’État ?

Agression au deuxième degré avec une arme dangereuse et fausse déclaration de crime, portées par le parquet du comté de Hennepin.

Pourquoi les poursuites contre Sosa-Celis ont-elles été abandonnées ?

Les vidéos ont montré que la version défendue par Castro était inexacte, ce qui a conduit le ministère de la Justice à retirer les charges contre la victime.