Le 11 septembre 2026, Dimitris Koutsoumpas a poursuivi sa visite en Phthiotide par une rencontre avec des agriculteurs et des éleveurs à Atalanti. Il était accompagné de Kóstas Basdékis, membre du Comité central du KKE, et de Dimítris Alexópoulos, secrétaire de l’organisation locale. Christos Ligdis, président du syndicat agricole d’Atalanti et de la fédération des syndicats agricoles de Phthiotide, a ouvert les échanges en rappelant les mobilisations récentes et les barrages routiers organisés pour défendre la capacité de produire et de vivre sur place. Il a souligné que la situation actuelle est encore plus difficile qu’auparavant et que les annonces gouvernementales à la foire de Thessalonique ne garantissent aucune solution aux demandes des agriculteurs.
Rencontre avec les agriculteurs et éleveurs d’Atalanti
Le 11 septembre 2026, Dimitris Koutsoumpas a poursuivi sa visite en Phthiotide par une rencontre avec des agriculteurs et des éleveurs à Atalanti. Il était accompagné de Kóstas Basdékis, membre du Comité central du KKE, et de Dimítris Alexópoulos, secrétaire de l’organisation locale. Christos Ligdis, président du syndicat agricole d’Atalanti et de la fédération des syndicats agricoles de Phthiotide, a ouvert les échanges en rappelant les mobilisations récentes et les barrages routiers organisés pour défendre la capacité de produire et de vivre sur place. Il a souligné que la situation actuelle est encore plus difficile qu’auparavant et que les annonces gouvernementales à la foire de Thessalonique ne garantissent aucune solution aux demandes des agriculteurs. Ligdis a précisé que les agriculteurs veulent pouvoir produire, survivre et faire vivre leur famille afin de rester sur leur terre avec leurs proches. Il a ajouté que les promesses gouvernementales ne peuvent assurer ni des prix garantis ni des mesures concrètes pour la production animale, comme les vaccinations.
Coût de production et poursuites syndicales au centre des débats
Les participants ont insisté sur l’aggravation de la situation économique des exploitations. Ils ont critiqué les annonces gouvernementales faites à la foire de Thessalonique, estimant qu’elles ne répondent pas aux demandes de prix garantis ni aux mesures sanitaires pour l’élevage. Ils ont également signalé une multiplication des poursuites judiciaires contre des agriculteurs mobilisés, perçues comme une tentative de décourager les contestations. Koutsoumpas a repris ces points en soulignant que la situation de l’agriculture grecque s’est dégradée au cours des dernières décennies, avec une intensification récente. Il a insisté sur le fait que le combat des agriculteurs est juste et porte sur des revendications légitimes pour leur propre vie et celle de leurs enfants, et qu’il ne peut être criminalisé. Le secrétaire général a rappelé la proposition de loi déposée par le KKE à la Vouli pour mettre fin aux poursuites contre les agriculteurs en lutte. Il a décrit une « fabrique de poursuites » qui vise à habituer les agriculteurs à la situation actuelle et à les dissuader de se mobiliser.
Proposition du KKE pour l’agriculture et l’économie
Le secrétaire général a défendu la nécessité d’une alliance entre travailleurs et agriculteurs. Il a rappelé la proposition de loi déposée par le KKE visant à mettre fin aux poursuites contre les agriculteurs en lutte. Il a également insisté sur la nécessité de réduire le coût de production, de réformer l’ELGA pour une indemnisation intégrale des sinistres et d’alléger la fiscalité pesant sur les exploitants. Koutsoumpas a opposé ces mesures à l’exonération fiscale dont bénéficient armateurs et investisseurs stratégiques. Il a expliqué que les agriculteurs ne peuvent plus vivre pour enrichir les intermédiaires, les grands commerçants, les industriels et les banquiers qui achètent leur production à bas prix et la revendent très cher. Il a également évoqué l’absence d’infrastructures et le refus de modifier le règlement de l’ELGA pour une indemnisation à 100 % de toutes les destructions, comme le réclame le mouvement agricole. Le KKE dénonce les exonérations fiscales accordées aux armateurs et aux investisseurs stratégiques, y compris par révision constitutionnelle, alors que les agriculteurs supportent des charges fiscales lourdes sans abattement équivalent.
Visée d’un modèle de production différent
Le KKE propose une socialisation de l’industrie et le développement de coopératives volontaires liées à une planification économique orientée vers les besoins populaires. Selon Koutsoumpas, ce cadre permettrait d’éliminer les intermédiaires qui compriment les revenus des producteurs tout en garantissant des exportations fondées sur des relations d’égalité avec d’autres pays. La protection contre les catastrophes naturelles et les maladies animales relèverait de la responsabilité de l’État. Le secrétaire général a précisé que sous un gouvernement du KKE, l’agriculteur bénéficierait de prix garantis, d’un coût de production réduit, d’une protection contre les catastrophes naturelles et les zoonoses, ainsi que d’une éducation publique gratuite, d’un centre de santé modernisé, de sport et de culture, tous placés sous la responsabilité de l’État et planifiés scientifiquement. Dans ce cadre, les coopératives de production volontaires seraient associées à l’industrie socialisée et à un développement économique au service des besoins populaires et non des intérêts des oligarchies. Le KKE souligne que ce modèle retirerait du circuit tous ceux qui exploitent les agriculteurs et renforcerait le rôle des coopératives dans les exportations et la protection contre les aléas.
Contexte électoral et appel à la mobilisation
Abordant les prochaines élections, Koutsoumpas a indiqué que le scrutin ne suffit pas à résoudre les problèmes et que des luttes plus larges restent nécessaires. Il a appelé à renforcer le KKE pour disposer d’une force stable, cohérente et indépendante des intérêts des oligarchies. Il a conclu en invitant les participants à se retrouver dans les mobilisations quotidiennes pour construire les conditions d’un avenir différent pour la Locride, la Phthiotide et l’ensemble du pays. Il a souligné que le KKE se distingue par sa stabilité, sa cohérence, son désintéressement et son intégrité dans la défense de ces questions, contrairement aux autres formations qui changent de position selon les circonstances. Il a invité les participants à réfléchir à cet enjeu en allant vers les élections, mais surtout à se retrouver ensemble sur les chemins de la lutte quotidienne pour construire dès aujourd’hui un avenir heureux pour la Locride, la Phthiotide, la Grèce centrale et l’ensemble du pays. Koutsoumpas a insisté sur la nécessité d’une alliance unique entre ouvriers et agriculteurs pour avancer.
FAQ : Koutsoumpas et le soutien du KKE aux agriculteurs
Que s’est-il passé lors de la rencontre d’Atalanti ?
Dimitris Koutsoumpas a rencontré des agriculteurs et éleveurs le 11 septembre 2026 pour exprimer le soutien du KKE à leurs revendications sur le coût de production et les poursuites judiciaires.
Quelles sont les principales revendications évoquées ?
Les participants ont insisté sur des prix garantis, des mesures sanitaires pour l’élevage, une indemnisation complète par l’ELGA et l’arrêt des poursuites contre les agriculteurs mobilisés.
Quelle est la position du KKE sur les poursuites syndicales ?
Le parti a déposé une proposition de loi visant à les interrompre et considère que les luttes agricoles ne doivent pas être pénalisées.
Quelle proposition économique le KKE avance-t-il pour l’agriculture ?
Le parti propose une socialisation de l’industrie, des coopératives volontaires et une planification orientée vers les besoins populaires afin d’éliminer les intermédiaires.
Comment le KKE relie-t-il la question agricole aux élections ?
Koutsoumpas estime que le scrutin ne suffit pas et appelle à des mobilisations unitaires pour renforcer le parti et ouvrir une autre voie politique.
