Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a exprimé la position d'Ankara concernant les projets d'infrastructures sous-marines en Grèce. Il réclame une notification écrite plutôt qu'une simple communication orale, alors que les travaux liés au projet GSI s'apprêtent à débuter dans la région.
Une demande de formalisation diplomatique
Dans une déclaration accordée au journal « NEA », Hakan Fidan a précisé les attentes de la Turquie face aux développements récents en mer Égée. Le diplomate insiste sur la nécessité de recevoir des notifications formelles et écrites concernant les activités maritimes et les infrastructures de câbles. Selon le ministre, cette procédure est indispensable pour garantir la clarté des échanges entre les deux nations voisines.
« C'est la seule chose que nous demandons », a déclaré Hakan Fidan, soulignant que la communication verbale ne suffit plus à encadrer les enjeux stratégiques actuels entre Ankara et Athènes.
Enjeux du projet GSI et tensions régionales
Cette prise de position intervient juste avant le lancement des travaux du projet GSI. Ce projet de câble sous-marin est au cœur des préoccupations géopolitiques de la zone. Hakan Fidan a également abordé la question sensible du « casus belli » et les débats entourant la législation grecque sur la « Patrie bleue » (Blue Homeland).
Le ministre a décrit la Turquie comme une forme d'« aspirine » pour la stabilité interne grecque, tout en abordant les réactions politiques locales. Le dossier reste marqué par les critiques des partis d'opposition et les débats sur la souveraineté maritime dans la région.
Contexte des relations bilatérales
Les relations entre la Grèce et la Turquie demeurent complexes, notamment en raison des revendications territoriales et des zones économiques exclusives. Le soutien européen à Athènes et les positions divergentes sur les infrastructures énergétiques et de télécommunications continuent de définir le climat diplomatique en Méditerranée orientale.
Les prochaines étapes dépendront de la réponse officielle des autorités grecques à cette demande de notification formelle.
