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Politique

Evgenia Fotoniatas répond aux palinodies gouvernementales sur le coût du programme ELAS

Evgenia Fotoniatas répond aux palinodies gouvernementales sur le coût du programme ELAS

La responsable du plan politique de l’ELAS a répondu le 10 septembre aux critiques gouvernementales sur le coût du programme de son organisation. Celle-ci a publié une estimation détaillée mesure par mesure et année par année et se déclare prête à la soumettre au Conseil budgétaire hellénique dès que celui-ci sera opérationnel. Les estimations gouvernementales, en revanche, fluctuent continuellement selon les interlocuteurs, passant de plusieurs milliards en hausse ou en baisse sans cohérence apparente.

Une estimation chiffrée et publique face à des évaluations fluctuantes

Evgenia Fotoniatas a rappelé que l’ELAS a rendu publique une estimation détaillée de son programme, déclinée mesure par mesure et année par année. L’organisation affirme être prête à transmettre ce document au Conseil budgétaire hellénique dès que celui-ci disposera des capacités opérationnelles nécessaires. En face, les estimations gouvernementales sur le même programme changent régulièrement selon le membre de l’exécutif qui s’exprime. Ces variations permanentes empêchent selon elle toute discussion budgétaire sérieuse et documentée. Le fait que les milliards montent et descendent chaque jour selon le cadre gouvernemental qui prend la parole illustre l’absence de stabilité dans les chiffres avancés. Cette instabilité permanente nuit à l’établissement d’un débat budgétaire fondé sur des données fixes et comparables. La responsable politique a insisté sur le fait que l’ELAS dispose d’une costing complète et transparente qui peut être examinée point par point. Cette publication permettrait, une fois le Conseil opérationnel, une évaluation objective et indépendante. Les oscillations gouvernementales, en revanche, rendent impossible toute comparaison sérieuse des chiffres. Chaque intervention d’un ministre ou d’un porte-parole modifie l’estimation globale sans justification technique apparente, ce qui fragilise la crédibilité de la discussion publique sur les finances. L’ELAS considère que seule une costing stable et vérifiable peut servir de base à un échange démocratique sur les priorités budgétaires. Les fluctuations quotidiennes soulignent l’absence de méthode commune et empêchent toute vérification indépendante des montants présentés par l’exécutif.

Distinction entre revenu et patrimoine : une différence politique

La responsable de l’ELAS a souligné que la confusion entretenue entre revenu et patrimoine n’est pas une simple question technique. Ces deux notions renvoient à des réalités économiques distinctes et justifient des choix politiques différents. La proposition de taxation du patrimoine net s’inscrit dans cette logique : il ne s’agit pas de modifier la fiscalité du revenu sous un autre nom, mais d’instaurer une contribution plus importante des détenteurs de très grandes fortunes afin de répartir les charges de manière plus équitable et de dégager des marges budgétaires pour la majorité sociale. Cette orientation vise explicitement à faire contribuer davantage ceux qui possèdent un patrimoine net très élevé, créant ainsi un espace fiscal supplémentaire au profit de la majorité. La distinction conceptuelle permet d’identifier des assiettes fiscales différentes et donc des politiques redistributives ciblées. La taxation du patrimoine net ne duplique pas l’impôt sur le revenu mais complète l’effort fiscal en touchant la richesse accumulée. Selon Evgenia Fotoniatas, cette mesure renforce la justice fiscale sans alourdir la pression sur les revenus courants des ménages. Elle génère des ressources supplémentaires qui peuvent être affectées à des politiques sociales et productives au bénéfice de la majorité. La confusion volontaire entre les deux concepts empêche une débat clair sur les choix de répartition des efforts fiscaux.

Respect des contraintes budgétaires et élargissement du champ du possible

Evgenia Fotoniatas a indiqué qu’une gauche moderne aspirant à gouverner ne peut ignorer les contraintes budgétaires, européennes et économiques réelles. Elle doit les intégrer à sa planification tout en cherchant à élargir les limites du possible au bénéfice de la majorité sociale. Cette orientation se traduit dans les axes principaux du programme de l’ELAS : un État social renforcé, un soutien accru aux jeunes, une revitalisation des régions et un État développemental moderne mobilisant investissements publics et privés ainsi que des instruments de financement pour transformer le tissu productif. La reconnaissance des cadres existants ne signifie pas leur acceptation passive ; elle s’accompagne d’une volonté de les pousser plus loin dans l’intérêt collectif. L’ELAS entend donc conjuguer rigueur budgétaire et ambition sociale en explorant toutes les marges disponibles dans les règles européennes. Cette approche suppose une connaissance précise des limites et une stratégie active pour les déplacer progressivement au service des priorités collectives. L’intégration des contraintes permet d’ancrer les propositions dans le réel tout en refusant de les figer.

Les axes programmatiques de l’ELAS

Le programme s’articule autour de quatre priorités principales. Un État social solide vise à garantir l’accès aux services publics essentiels. Le soutien aux jeunes porte sur l’emploi, le logement et la formation. La revitalisation des régions cherche à réduire les déséquilibres territoriaux. Enfin, un État développemental moderne entend mobiliser ressources publiques et privées pour accompagner la transformation productive de l’économie grecque. Chacun de ces axes est conçu pour répondre aux besoins concrets de la population tout en respectant les limites budgétaires identifiées. L’articulation de ces priorités reflète la volonté de combiner justice sociale et dynamisme économique dans le respect des engagements européens. Ces orientations visent à créer les conditions d’une croissance inclusive tout en élargissant l’espace fiscal au profit de la majorité.

Frequently asked questions

Quelle est la position de l’ELAS sur l’estimation de son programme ?

L’ELAS a publié une estimation détaillée mesure par mesure et année par année et se tient prête à la soumettre au Conseil budgétaire hellénique dès qu’il sera opérationnel.

Pourquoi les estimations gouvernementales varient-elles ?

Selon Evgenia Fotoniatas, les chiffres avancés par les membres du gouvernement changent régulièrement selon l’interlocuteur, ce qui empêche toute discussion budgétaire cohérente.

Quelle est la différence entre taxation du revenu et taxation du patrimoine net ?

La taxation du patrimoine net porte sur la fortune accumulée et non sur les flux de revenu. Elle vise à faire contribuer davantage les plus grandes fortunes pour rééquilibrer la répartition des charges.

L’ELAS reconnaît-elle les contraintes budgétaires européennes ?

Oui, Evgenia Fotoniatas affirme que ces contraintes doivent être intégrées à la planification, tout en cherchant à élargir les marges de manœuvre au profit de la majorité sociale.

Quels sont les principaux axes du programme de l’ELAS ?

Les axes sont un État social renforcé, le soutien aux jeunes, la revitalisation des régions et un État développemental moderne favorisant la transformation productive.