Un hypnotiste et une médecin de 56 ans sont au centre des investigations après le décès survenu le 9 septembre 2026.
Comment le chanteur a-t-il été orienté vers ces pratiques ?
Giorgos Mazounakis cherchait à se préparer rapidement pour une série de concerts. Des intermédiaires l’ont mis en contact avec un hypnotiste. Leur première rencontre a eu lieu le 7 septembre 2026 dans un restaurant d’Athènes. Selon les éléments recueillis par la police, l’hypnotiste a conditionné toute séance d’hypnose à une préalable détoxification du corps. Le praticien a insisté sur le fait qu’il était impossible d’ouvrir « la boîte de l’âme » si l’organisme restait chargé de toxines. Cette exigence a orienté le chanteur vers le cabinet médical du Kolonaki. Les enquêteurs examinent si cette première rencontre a directement conduit à la prescription des soins médicaux qui ont suivi. L’hypnotiste a décrit un programme en deux étapes : d’abord nettoyer le corps, ensuite le mental. Il a invoqué les rituels antiques des Asclépiéions, avec jeûne et bains purificateurs, pour justifier l’ordre des interventions. Cette référence historique a été reprise dans les échanges avec le chanteur. La police note que le praticien connaissait la médecin depuis 14 ou 15 ans, ce qui a pu faciliter le passage d’un cabinet à l’autre. Les autorités s’interrogent sur la manière dont le chanteur a été convaincu que la détoxification physique devait précéder toute intervention mentale. L’hypnotiste a répété que l’on ne pouvait pas procéder à l’hypnose sur un organisme encore chargé de toxines et que cette étape était indispensable. Cette condition a été présentée comme non négociable avant la séance prévue l’après-midi du 9 septembre. Le programme prévoyait une première phase d’épuration physique avant toute intervention sur l’esprit, et les policiers reconstituent les échanges qui ont conduit à cette orientation.
Le calendrier des soins sur deux jours
Le 8 septembre, Mazounakis a reçu une hydrothérapie dans le cabinet de la médecin de 56 ans. Le lendemain, 9 septembre, la plasmaphaérèse a été pratiquée. C’est au cours de cette dernière intervention que le chanteur a fait un arrêt cardiaque. L’hypnotiste attendait le patient l’après-midi même pour la séance d’hypnothérapie. Les enquêteurs examinent les liens entre les trois personnes. L’hypnotiste déclare connaître la médecin depuis 14 ou 15 ans, tandis que celle-ci connaissait Mazounakis depuis 10 ou 11 ans. La police cherche à déterminer si ces relations anciennes ont favorisé une orientation systématique des patients entre les deux praticiens. Les autorités s’intéressent particulièrement aux échanges qui ont eu lieu la veille du décès. Elles veulent savoir si les deux praticiens se sont concertés sur l’état du patient après l’hydrothérapie et sur la décision de procéder à la plasmaphaérèse le jour suivant. Le cabinet du Kolonaki présentait la procédure comme une solution rapide, capable d’éliminer les toxines en quelques heures grâce à un appareil équipé de filtres spéciaux. Les policiers reconstituent l’emploi du temps précis du chanteur entre le lundi 7 et le mercredi 9 septembre afin de comprendre comment les rendez-vous ont été enchaînés sans intervalle suffisant pour évaluer les effets de chaque intervention. Le triangle des connaissances et les durées de relation entre les protagonistes restent au centre des vérifications.
Le discours sur les toxines
L’hypnotiste et la médecin partageaient une même vision : les toxines accumulées dans l’organisme empêchaient toute amélioration durable. L’hypnotiste se référait aux rituels des Asclépiéions antiques, tandis que la médecin présentait la plasmaphaérèse comme une solution rapide permettant d’éliminer ces substances en quelques heures. Les autorités considèrent que cette convergence de discours a pu créer une chaîne de soins où chaque étape rendait la suivante indispensable aux yeux du patient. La médecin répétait publiquement que les toxines envahissaient le corps et qu’il fallait les extraire rapidement. Dans son cabinet, elle proposait la plasmaphaérèse comme méthode moderne et efficace, remplaçant des mois de régime et d’exercice. L’hypnotiste, de son côté, affirmait qu’aucune hypnose ne pouvait réussir sur un organisme encore « toxique ». Cette double insistance a conduit le chanteur à accepter successivement l’hydrothérapie puis la plasmaphaérèse en deux jours. Les policiers estiment que cette complémentarité affichée constituait une coopération lucrative entre les deux praticiens. Ils examinent si les deux professionnels s’étaient mis d’accord pour orienter les patients l’un vers l’autre afin d’augmenter le volume des interventions et les revenus associés. La référence aux pratiques antiques servait à légitimer l’ordre des soins.
Les questions encore ouvertes
L’enquête se concentre sur les 24 heures précédant le décès. Les policiers veulent savoir ce qui a été exactement convenu entre les deux praticiens et le chanteur. Ils examinent aussi les conditions matérielles dans lesquelles la plasmaphaérèse a été réalisée. Aucune conclusion définitive n’a encore été rendue sur les responsabilités respectives. Les autorités cherchent à reconstituer précisément les échanges téléphoniques ou les messages qui ont pu précéder l’intervention du 9 septembre. Elles vérifient si le chanteur a été informé des risques et si les praticiens ont adapté le protocole à son état de santé. Le dossier reste ouvert sur les éventuelles responsabilités pénales et sur la nature exacte des relations professionnelles entre l’hypnotiste et la médecin. Les enquêteurs analysent les déclarations des deux praticiens concernant la durée de leurs connaissances respectives avec le chanteur afin de déterminer si une relation ancienne a pu influencer les décisions médicales prises en urgence. Le rapport de l’hypnotiste sur ses liens de longue date avec la médecin et avec Mazounakis constitue un point central des investigations en cours.
FAQ : questions fréquentes sur l’affaire Mazounakis
Quelle a été la cause officielle du décès ?
L’arrêt cardiaque est survenu pendant la plasmaphaérèse. L’enquête judiciaire doit encore déterminer les facteurs qui ont conduit à cet arrêt.
Qui sont les deux praticiens mis en cause ?
Il s’agit d’un hypnotiste et d’une médecin de 56 ans exerçant dans le quartier du Kolonaki à Athènes. Les deux sont connus des autorités depuis plusieurs années.
Le chanteur avait-il déjà consulté ces personnes ?
La médecin connaissait Giorgos Mazounakis depuis une dizaine d’années. L’hypnotiste affirme l’avoir rencontré pour la première fois le 7 septembre 2026.
Quelles thérapies ont été pratiquées les jours précédents ?
Hydrothérapie le 8 septembre et plasmaphaérèse le 9 septembre. Ces soins devaient précéder une séance d’hypnothérapie prévue le même jour.
Les autorités parlent-elles d’une entente entre les praticiens ?
Les policiers examinent une possible coopération lucrative consistant à orienter les patients d’un cabinet à l’autre. Aucune charge formelle n’a encore été annoncée.
